jeudi 17 septembre 2015

Une nuit d'enfer



Il y a quelques semaines, des amis (la famille du chéri de ma sœur) sont venus passer le week-end à la maison. Ce fut le branle bas de combat pour savoir qui allait dormir où. Après moultes réflexions, l'évidence qui était sous notre nez arriva un peu à la dernière minute. Les parents et la fille allaient dormir dans notre chambre, pendant que les deux tourtereaux (ma sœur et le fils) seraient tranquillement installés dans le salon. Et moi, en adorable fille bien éduquée j'allais dormir dans la chambre de mes parents, sans protester, sur un petit matelas avec mon fidèle compagnon Inoa.
Arriva le soir où nous étions rentrés d'une petite balade nocturne pour voir les étoiles filantes, bien fatiguée, prête à faire un gros dodo. Je me retrouvais donc sur un petit matelas d'un mètre soixante sur quatre-vingt centimètres, où m'étalant comme un gros tas, la moitié de mon corps se retrouvait par terre. Quant à Inoa, bien à son aise, il s'est posé en plein milieu de la couverture ce qui m'empêchait de bouger. Bon gré mal gré je finis par m'endormir, il était plus de minuit.
Deux heure du matin sonna à l'horloge et mon estomac un peu trop rempli par la bonne bouffe de la madré me donna des nausées. Une fois le médicament avalé je remontais me coucher. Me sentant très mal et fatiguée, je n'avais qu'une envie, me rendormir au plus vite ! Mais voilà, les ronflements de mon père envahissaient toute la pièce ne laissant plus de place au calme nocturne. Je me tournais et retournais dans tous les sens sur mon petit matelas, me couvrant les oreilles de la couverture, du polochon, du coussin, rien n'y faisait ! Les ronflements continuèrent tel un monstre grognant dans sa grotte ! Les minutes passaient, le clocher sonna la demie heure, puis trois heures et ainsi de suite. Je bouillais de l'intérieur et m'imaginais me lever et le secouer pour qu'il arrête ! Mais en sage fille que je suis, je le laissais dormir en paix pendant qu'une autre voyait la nuit défiler. Je regrettais de ne pas avoir décidé de squatter le salon (et dormir au milieu des deux amoureux) pour les laisser tranquille.
Quatre heures du matin, ne tenant plus je pris un livre et descendis dans la cuisine pour passer le temps. Mais bien évidemment, à cette heure-ci et fatiguée, mes yeux avaient du mal à tenir et j'ai vite refermé le livre. Je suis remontée dépitée et désespérée puis finis, enfin, par m'écrouler sous (la douce mélodie) les affreux ronflements de mon père.

Messieurs, s'il vous plaît, mettez vous une balle derrière le dos, pincez vous le nez, allez dormir sur le canapé, trouvez un remède miracle. Bref faites ce que vous voulez, mais par pitié, laissez-nous dormir en paix !

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